Listeningmax

Un répit svp!

Je comprends qu’on évolue constamment et que c’est l’histoire d’une vie, mais je trouve que les moments plus calmes pour reprendre notre souffle sont de courte durée.

Vivre le 9

J’ai apparemment la chance d’être un 9 (numerologie). Par exemple dans ma date de naissance que des 9 (27-09-1980) si j’ additionne tout mes prénoms que des 9 aussi !! C’est super chouette mais qu’est ce que j’en fait !!! Et en plus cette année 2026 je suis en année 9 !! 😔J’ai passé ma vie à vivre trop pour les autres et aujourd’hui j’essaye de vivre pour moi mais c’est très compliqué car j’ai l’impression de ne pas me connaître !! Je sais pas comment m’y prendre !! J’ai toujours peur de faire les mauvais choix …. Bref être un super 9 oui mais pour en faire quoi quand on se sent perdue.

Un peu trop sonne pas assez

A chaque étape de la vie, on entend toujours des commentaires : un peu trop timide alors ne participe pas assez, un peu trop guindée alors n’est pas très invitée, un peu trop sérieuse alors pas assez intéressante. Et puis même si le monde ne dit rien, on le fait à sa place. Je suis pas assez sportive, pas assez performante, pas assez mince, pas assez drôle ou spontanée alors que je suis beaucoup d’autres choses aussi. Si je ne suis pas tout ça, alors je suis aussi autre chose qui reste à déterminer. Mais c’est toujours plus facile de dire ce qu’on n’aime pas des autres, de soi que ce qu’on aime. Et même si nous souhaitons changer, se réinventer, évoluer, on est sous un plafond de verre où tout doit aller si rapidement. On doit arriver à optimiser notre temps, nos déplacements quotidien, le temps de réponse à un mail, tout est prétexte à optimiser que tout devient aseptisé. On n’en perd le pourquoi et le comment. Comment traverser cette vie folle sans se perdre, profiter de chaque moment sans en analyser constamment le mauvais, sans vouloir tenter de changer forcément tout ce qui est. L’imparfait est peut-être aussi parfait. C’est fatiguant de n’être pas assez ou trop peu, alors qu’on pourrait être juste notre propre héros ? Sans devoir être le héros d’une famille, d’une discipline, d’une communauté ou du monde. Je veux réussir à voir la beauté du moindre instant ou de la moindre chose, ressentir plus de douceur dans un monde où tout me paraît brutalité.

Invisible

Quoique je fasse, personne ne m’entend, pourtant on sait que je suis là parce que je suis très utile, elle est gentille Alex, c’est pas grâce c’est Alex, Oh je suis sûre qu’ Alex dira oui….et j’en passe mais si par malheur je ne rentre pas dans la bonne case avec mes réponses voire pire si j’ose m’exprimer pour dire que ça ne me convient pas, que je suis fatiguée et ultime atrocité oser dire NON alors que franchement, hein c’est pas grand chose qu’on me demande, j’abuse…. Le pire c’est que souvent quand je pense à moi d’abord, très rapidement je me sabote toute seule en me disant qu’effectivement ça casse pas 3 pattes à 1 canard que je decale ou annule ce que j’avais prevu, que je m’adapte, me suradapte ben non c’est normal. Bref on ne m’entend pas et moi j’entends trop les autres et ils prennent toutes la place, moi c’est pas grave même moi je me le dis, un comble.

Le manque de liberté

Pourquoi le système de l’Éducation Nationale n’évolue pas ? Dans l’idée que nos enfants aient une instruction plus cohérente ( avec pour thèmes : communication, relations, bienveillance, besoins, connexion nature, etc ) et libre ?? Je trouve infligeant d’en être encore là en 2026 ..

Le doute quand tu nous tiens…

Le doute est là, partout, tout le temps. Dans tous mes projets, mes ambitions, mes rêves : et si je n’étais pas à la hauteur, si ce n’était pas assez bien ou trop ? Si tout le monde me voyait échouer ? Peut-être vaut-il mieux ne rien tenter… Devenir autrice, créer mes propres univers fantasy lorsque l’élan est là, l’inspiration, le souffle vivifiant de la nouveauté, tout me semble réalisable. Je m’y vois déjà, dans les salons à dédicacer mes romans à des lecteurs conquis, pleine de gratitude pour leur soutien et leur engouement. Puis le doute s’installe :  » je ne suis pas assez bonne pour ça », « ils ne vont pas aimer », « créer des mondes entiers avec leur politique, leur histoire, leur culture, leur magie c’est une trop grosse montagne ! »,  » les relations humaines cest déjà pas ton fort, comment penses-tu pouvoir construire des personnages profonds, attachants, singuliers mais auxquels on peut s’indentifier »… C’est sans fin. Je tourne en boucle entre phase de créativité intense où je me sens inarrêtable et celle où le doute détruit toute inspiration. C’est un cercle vicieux.

Plainte pour oubli de ma propre valeur

Je dépose plainte contre l’impression de ne pas être choisie.

Contre cette sensation que les autres avancent pendant que je reste figée.

Je dépose plainte contre la croyance que mon corps, parce qu’il a changé, aurait perdu de sa valeur.

Contre le regard dur que je pose sur moi.

Je dépose plainte contre la version de moi qui retourne vers ceux qui ne me choisissent pas clairement,

par peur de ne pas être assez désirable,

par besoin d’être rassurée.

Je dépose plainte contre l’idée que j’aurais pris du retard sur ma vie,

contre la honte d’être encore en train de me reconstruire à 35 ans.

Je dépose plainte contre la croyance que je dois mériter l’amour

au lieu de simplement être aimable telle que je suis.

Et enfin, je dépose plainte contre l’oubli de ma propre valeur.

Plainte originelle

J’en ai marre d’avoir l’impression de n’être que le reflet de moi-même. Je ne me connais pas. Du coup difficile de se faire entendre et avancer dans la vie, surtout maintenant avec des enfants à élever.

Merde à l’auto destruction

Je ne me retrouve plus depuis 15 ans, je me suis laissé happer par la vie, je ne m’aime ni ne me respecte plus, je veux retrouver cet amour de moi pour être heureux. Être capable d’aimer et d’être aimer pleinement. Je me plains contre moi et tout le malheur qui a pu en sortir